Le choix sur deux personnes d'âge mûr s'est posé quant à la teneur de la pièce :
Pourquoi, comme au travers des feuilletons télévisuels, prendre un couple lisse
(L'amour a-t-il un âge ?) Sur qui les mots glisseraient sans s'accrocher à la matière… (corporelle)...
Ces deux personnages que forment Léa (Nina RISSEL) et Saturnin/Marlon (Daniel BELLANGER) sont truculents dans leurs formes généreuses et offrent une possibilité de jeu très large (sans jeu de mots) où l'humour et la tendresse font bon ménage.
Àccordéon
Le troisième personnage, Diogène (Jacques NOUARD) arrive dans ce monde jouant comme chacun d'entre nous de sa télécommande (zappette) magique devant sa télévision.
Une mise en espace très simple :
Au jardin, le lieu des supplices. Le fût de Diogène représente la table (l'étal) de la rencontre du speed-dating agrémentée de lumière rouge (Enseigne des maisons closes, mais aussi la lumière des entrées plateaux cinéma et télé)
À la cour, le lieu des délices, l'appartement de Léa avec canapé et ambiance doucereuse dans les tons ambrés, où les désirs charnels prennent le pas sur les longs discours ; le fût de Diogène devient le bar personnel de Léa.
Le premier philosophe cynique de l'humanité se devait d'être présent en ce début du 21 ème siècle où « la politique » et « le social » ont le devoir d'être comme il est dit « CORRECTS ».
Jacques NOUARD